Soeur Marie Thérèse D.

Sœur Marie Thérèse Deglaire

1913-2006

Marie Thérèse est née le 9 août 1913 à Champigneul/Vence dans les Ardennes.

Entrée au noviciat le 16 septembre 1936, elle a fait profession religieuse
dans notre Congrégation des  Soeurs du Saint Enfant Jésus, le 16 septembre 1938.
Elle nous quitte à l’âge de 92 ans après 67 années de vie religieuse.

Elle est d’abord envoyée à la Communauté de la Houillère, à Charleville pendant 2 ans

  
puis à Paris pour ses études d’infirmière.
Elle revient alors 3 ans à notre clinique de Reims.
De 1945 à 1955, c’est à Mézières qu’elle vit sa mission, puis à Ay jusqu’en 1961.

                                      
Elle revient à Mézières, rue Colette, jusqu’en 1967
et retourne en Communauté à Ay
mais c’est à Dizy qu’elle « fait tourner la maison des Sœurs ».

 

Sa grande sensibilité la rendait proche des malades
qu’elle allait soigner à domicile.
Avec son tempérament ardennais,
elle accueillait chacun et recevait leurs confidences, les comprenait
mais son tempérament vigoureux savait les « secouer »
quand il le fallait !
Elle a beaucoup marqué par son écoute, sa présence et son dévouement.

Très vivante avec les enfants, elle animait le patronage et faisait le catéchisme.
En 1968, attirée par Lourdes, elle y accompagne son groupe « Ames Vaillantes ».

Elle aimait beaucoup jardiner.
A Mézières comme à Dizy, elle avait un très beau jardin.
Elle aimait les fleurs et en faisait des bouquets pour les autels.
Elle savait donner le fruit de son travail à des petits, à des pauvres.
C’est ce souvenir qui a permis à une maman de demander le baptême
et de retrouver le chemin vers Jésus.
Par son intense prière, Sœur Maxime suivait de loin cette catéchumène
et partageait la joie de cette maman heureuse et reconnaissante.

Rurale, elle parlait toujours avec plaisir de la J.A.C., des « Fêtes de la Terre ».

En 1988, elle revient à la Maison-Mère,
d’abord comme infirmière des Sœurs actives
puis, en 1996, comme malade à l’infirmerie.
Entière, exigeante et même « pointilleuse » disait-elle,
elle gardait toujours une volonté de fer
pour faire par elle-même, le maximum du possible.

Son arthrose la faisait beaucoup souffrir.
Quand elle le disait, elle ajoutait :
« Mon Dieu, que j’ai mal ! Mon Dieu, que c’est dur de souffrir ! »
ou bien « Allez… Allez… répétait-elle… Courage…il faut ».

 

Douloureuse dans tout son corps, elle réagissait quelquefois durement
mais dès qu’elle s’en rendait compte, elle s’en excusait.
Lorsqu’un service ou un petit plaisir lui était fait, elle remerciait
et son sourire éclairait son visage, sourire reconnaissant ou sourire malicieux.
Son grand cœur affectueux se cachait souvent sous son aspect un peu rude.

Une parmi les 500 personnes de la famille Deglaire réunie en la fin du 2ème millénaire,
elle était très présente à sa famille qui le lui rendait bien
et toujours en lien avec ceux
qui étaient déjà partis vers le Seigneur, spécialement son frère Maxime.

Elle priait beaucoup dans le silence de son cœur.
Son chapelet ne la quittait pas ;
enroulé à son bras, il l’accompagnait nuit et jour.
Très attachée à Notre Dame du Rosaire,
elle gardait devant elle sa petite statue.
Elle aimait particulièrement la Vierge du jardin
qu’elle admirait de sa fenêtre d’infirmerie.

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