Où en est l’animation en 1975 ?

 Où en est l’animation en 1975 ?

La vie a continué… Quelques années après,
en 1975 où en est l’animation ?

Creusement de puits :

Au Tchad, c’est encore la saison sèche ;
la terre se fend, l’herbe n’est plus que du foin,
beaucoup de puits sont taris. Les femmes vont puiser l’eau très loin,
au bord du Lac, ou au fond d’un trou, creusé dans le sable d’un mayo.


D’année en année, le ni­veau de l’eau baisse dans les puits.
Il faut creuser plus profond, il faut creuser de nouveaux points d’eau.
Ce travail a été commencé dans la région, par le Frère Paul, il y a quelques années
et, en ce moment, il est continué avec plus de célérité encore.
Certes, cela ne va pas sans difficultés. La ro­che est dure, très dure même.
Un burin ou une masse ne suffisent pas.
Heureu­sement, une aide financière a permis au Frère Paul
d’acheter un compresseur, et une équipe d’Africains
a été formée pour son fonctionnement.
Travail péni­ble que celui de creuser un puits, sous le soleil d’Afrique !…
Mais quelle joie lorsque l’eau suinte, puis jaillit !

Construction de grenier à mil communautaire :

L’an dernier, les pluies ont été moins abondantes ;
alors, pour cer­tains,les récoltes ont été très maigres
et l’argent manquera pour acheter du mil,
durant les mois de la soudure.
Pour venir en aide aux familles qui souf­friront de la faim,
les chrétiens de Léré construisent un grenier à mil en potopot.
Les femmes transportent l’eau et pétrissent la terre,
tandis que les hommes élèvent les murs.


Grâce à votre générosité, des sacs de mil ont été achetés
et un petit comité se chargera de la distribution.

Fabrication de charrettes : « ambulance » !

Une autre action se met en route.
Comme vous le savez, il n’est pas facile de conduire
une femme enceinte ou un malade à l’hôpital.
Les distances sont plus ou moins longues, parfois 10, 12, 20 km,
et pas de moyens de loco­motion dans les villages.
Alors, des charrettes vont être fabriquées avec deux roues,
quelques barres de fer, et du bois trouvé dans le pays, et aussi un âne…
voilà « une ambulance » qui permettra de soulager et de sauver bien des gens.

Souci de l’hygiène :

Le progrès de l’hygiène reste toujours un gros souci.


Pour connaître les maladies qui font mourir les enfants,
des enquêtes sont menées
– à Léré, par l’école -, dans les villages de la brousse,
par des Africains qui désirent « marcher en avant ». –
Ces enquêtes suscitent de nombreuses rencontres.
Elles sensibilisent les habitants et les provoquent à chercher ensemble
ce qu’il faut faire, pour que la mortalité des jeunes enfants régresse.
Ainsi à Guébané, quelques hommes suivent des cours d’hygiène
pour être capables de conseiller les gens de leurs quartiers.


Des matrones ont été choisies pour un stage de formation à l’hôpital de Léré.

C’est une joie, pour nous, de voir tous ces gens prendre leurs responsabilités,
cherchant le bonheur de leurs frères et apprenant à s’aimer.
La vie se manifeste et c’est une joyeuse espérance.

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