Soeur Agathe C.

Sœur Agathe 1923 – 2006

 

6 octobre 2006, fête de Saint Bruno,
Sœur Agathe nous rassemble en cette Eucharistie.
Hospitalisée d’urgence dimanche après midi, opérée le même soir,
elle s’éteignait le lendemain
vers 16 heures alors qu’une de nos Sœurs infirmière, venait d’arriver près d’elle.
L’Eucharistie de ce jour nous donne d’être, avec elle, en communion avec le Christ.

Née le 25 septembre 1923, elle nous quitte à l’âge de 83 ans,
après 62 années de vie religieuse
dans notre Congrégation des Soeurs de l’Enfant Jésus.

        

Entrée au noviciat en septembre 1942, elle a fait profession religieuse en 1944.

   
Sa Mission apostolique fut très variée, étant donné sa grande capacité d’adaptation :
d’abord envoyée à Jeanne d’Arc de Reims, elle aide chez les petits pendant 1 an.
De 1945 à 1955, c’est à l’Institut Sainte Thérèse de Rethel qu’elle s’est donnée,
puis après 1 an à Vouziers, 1 an à Vertus, 2 ans à la Houillère,
elle revient à la Maison-Mère.

  

En septembre 1961, la voici de nouveau envoyée
6 ans à la Houillère et 1 an à Mézières (rue Colette).
De 1968 à 1981, elle rejoint une autre sœur pour un long service à l’Archevêché.
Beaucoup de Rémois ont alors connu la petite Sœur diligente
parcourant les rues de Reims !
Puis c’est à la Communauté de Chenay
qu’elle est envoyée pour l’accueil, de 1995 à 2002 !
Les habitués de la vie paroissiale, le club des Anciens,
les personnes âgées invalides, tous apprécient sa compagnie.

Depuis 2002, rentrée à la Maison-Mère à cause de sa santé fragilisée,
c’est sur elle qu’on compte pour de nombreux services…
elle trouve encore moyen d’être volontaire, là aussi, pour la catéchèse des enfants
et rencontrait volontiers les parents dans le souci de transmettre
sa foi et son amour de Jésus.
Quel soin pour préparer les petits à la première Communion !

  

Car Sœur Agathe vivait simplement et profondément sa vie de baptisée :
vendredi 29, encore, comme chaque année, à l’anniversaire de son baptême,
elle est allée, toute heureuse, malgré sa fatigue,
en pèlerinage au baptistère de la cathédrale, son lieu-source…
Elle aimait la petite Thérèse et sa simplicité d’enfant ;
comme elle, le chapelet à la main, dans ses courses en ville
ou en arpentant les couloirs, elle marchait « pour un missionnaire »,
en rendant à toutes de multiples services… Elle ne refusait rien…
Partout elle apportait son écoute, son réconfort et son service.
Elle était à l’affût du petit service à rendre,
devinant les petits gestes qui feraient plaisir.

Elle aimait particulièrement Marie, « La servante du Seigneur » et Notre Mère,
se tournant vers elle, avec confiance : « Vierge de Lumière, viens guider nos pas ».
Elle ne manquait pas de prier chaque jour le Rosaire.

Elle avait reçu l’Esprit d’enfance et dans son amour pour Nicolas Roland,
elle vivait de la simplicité qu’il souhaitait pour la Sœur de l’Enfant Jésus :
« Elle ne sait ce que c’est d’être intéressée, ni n’a aucun retour sur elle-même…
n’ayant que Dieu en vue, il ne peut rien arriver de fâcheux…
».
Voilà ce qu’elle écrivait récemment, citant les paroles du Bienheureux fondateur.

Vraiment les Paroles de Jésus ont été Lumière et Force sur sa route.
Sa profonde vie intérieure l’animait dans la simplicité et la bonté du cœur.

Les dons de chanteuse et de musicienne enrichissaient nos offices :
là non plus, elle ne mesurait pas sa peine, même aux heures de fatigue.
Comme nous aimions lorsqu’elle jouait de la cithare si délicatement
pour soutenir notre prière.
Dimanche matin, n’a-t-elle pas encore accompagné
notre Action de grâce pendant la communion ?

 

Fraternelle, attentive à chacune et proche de toutes,
elle le fut dans toutes les communautés où elle vécut…
Ses boutades amusantes, ses anecdotes, ses petites remarques pleines d’humour détendaient l’atmosphère, faisaient rire
et souvent arrangeaient les conflits avec bonhomie…

  

Très consciencieuse, voire même méticuleuse,
son impulsivité et sa spontanéité la trahissaient parfois,
mais elle avait une façon si humble de revenir sur ses mouvements d’humeur
qu’elle gardait toujours de bonnes relations.

Le personnel l’appréciait beaucoup pour sa discrétion, son écoute et son sourire.
Adroite de ses mains, elle excellait à dresser tous les jours,
les tables des Sœurs ou des familles et des amis en visite.
Pour que les couloirs soient plus accueillants,
elle soignait régulièrement les plantes.
Partout en « état de service », disponible, avec discrétion et efficacité :
petites courses, courrier toujours porté à l’heure, assidue aux groupes de jeux,
elle tranchait par sa joie, son ingéniosité,
sa culture variée et l’aide apportée aux moins douées.
Que dire de ses parties de scrabble et de ses belotes ?
Quelle précieuse partenaire !

  

Elle portait toujours sa famille dans son cœur et sa prière :
les joies, les épreuves et les soucis de chacun et les siens le lui rendait bien.
C’est que sa vie familiale au milieu de ses 5 frères et sœurs
l’avait beaucoup marquée et façonnée.
Elle aimait les rencontres animées où toutes les générations se croisaient.
Quelle joie pour elle de montrer le « petit Album d’Agathe » !

  

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