Soeur Georgette

Sœur Georgette 1921 – 2007

Georgette, née le 29 mars 1921 à Reims, aînée d’une famille de 7 enfants,
a été une fervente jociste et elle évoquait facilement
les relations qu’elle a gardées,
la ferveur de la foi et de l’action qui s’y vivaient.
Entrée au noviciat le 26 février 1940 à Mainsat (Creuse),
elle a fait profession religieuse dans la Congrégation
des Soeurs du Saint Enfant Jésus, le 25 février 1942.

 

Elle nous a quittés à l’âge de 85 ans, après 65 ans de vie religieuse
dans la Congrégation.

Elle a commencé son service à l’infirmerie et chez les Dames pensionnaires,
et a été envoyée à Rocroi, puis à Nouzonville.
De là, elle partira à Saint Menges, à Ay, à Vireux Molhain, et à Mézières ;
pendant 14 ans, elle a fait partie de la communauté du Faubourg, à Balan.
Elle est retournée à Ay, puis à Sedan et à La Houillère,

     

Elle est revenue 4 ans comme supérieure à la Maison Mère,
puis est envoyée, à nouveau à Ay,
avant de se retrouver comme malade à l’infirmerie en juillet 1991.

Là où elle vivait, elle était très aimée :
son accueil patient et bienveillant, son sourire,
sa douceur étaient appréciés.
Elle chérissait les anciens du « Faubourg »…
Au centre de soins, les malades d’origine arabe
se sentaient bien accueillis
et ils savaient aussi manifester leur reconnaissance :
l’un d’eux lui avait rapporté un cadeau d’Algérie…
Elle entourait les malades avec beaucoup de délicatesse.

Passionnée des enfants, des « âmes vaillantes »,
elle les rencontrait au catéchisme, au patronage, en famille…


Quand elle s’est retrouvée paralysée,
il lui a été dur de tout quitter, de devenir dépendante
mais, reconnaissante d’être si bien soignée,
elle ne se plaignait pas de son état physique, de ses impuissances.
Entrée alors dans ‘la Fraternité des malades’,
elle a pu participer
spécialement aux rencontres de Noël et de Pâques
et aux journées avec le Père Gosselet.
Fidèle à l’écoute de RCF, elle accueillait les nouvelles
et ce qui nourrissait sa prière,
comme les conférences ou témoignages ;
elle partageait ce qu’elle avait reçu
et aidait à une conversation ouverte au diocèse, à l’Eglise, au monde.

Sa vie de prière, son esprit de foi ont marqué durant ses 15 ans à l’infirmerie.
Fidèle au temps de prière qui jalonnait sa journée,
elle avait situé son heure d’oraison quotidienne
aux premières heures du jour
alors que le silence règne encore à l’infirmerie.
En début d’après midi, on la voyait le chapelet à la main
même si le sommeil l’emportait souvent !
Chaque premier vendredi du mois,
elle rappelait que c’était son jour de « récollection ».

     

Sa façon d’apprécier les icônes était extraordinaire.
Souvent, elle exprimait ce qu’elle admirait
et découvrait, nous invitant, nous aussi, à la contemplation.

Elle aimait Nicolas Roland.
En décembre, elle partageait à la communauté cette parole :
« Travaillez à devenir petite à vos yeux et à ceux de tout le monde,
faisant le personnage d’écolière et d’humble servante »,

ajoutant la parole de Jésus :
«  Père, je te rends grâce d’avoir caché ces choses
aux sages et aux prudents et de les avoir révélés aux petits… ».

Elle désirait une vraie vie fraternelle vécue en communauté
et entretenait les relations avec tous.
Elle ne laissait pas dire du mal du « prochain »,
changeant habilement la conversation, sans rien faire remarquer.

Sa famille tenait une très grande place dans son cœur et les visites,

   

comme aussi la correspondance, étaient une joie.
Les photos nombreuses étaient des souvenirs vivants
qui rendaient présents tous ses petits neveux ;
elle n’oubliait aucun des siens dans sa prière,
mais son neveu prêtre, Manu, avait une grande place.

  

Le journal, le pèlerin, les petites vies de saints… tout l’intéressait.
Les derniers temps, les petits livres de contes poétiques faisaient son régal.
« Le petit jardinier » a été sa dernière lecture.

 

Chère Sœur Georgette, merci de tout ce que vous avez été
pour chacun d’entre
nous,
de ce que le Seigneur est pour vous,
maintenant que vous le contemplez…
Avec vous, nous Le remercions et nous le louons.
Nous sommes sûrs qu’en cette Eucharistie,
vous êtes là et qu’en Jésus, vous pouvez tout.

Confiez-Lui votre famille humaine et votre famille religieuse.

Voici ce qu’exprime sa nièce :

Tata Georgette,
En ce jour, je voudrais te remercier.
Toi qui nous aimais tant,
Tu nous as offert, tout au long de ces années,
Ta présence discrète et toujours attentionnée.
Aussi loin que ma mémoire m’emmène,
Je te revois, nous accueillir, où que tu sois,
Sans jamais ménager ta joie.
Tu avais, pour nous, toujours un petit présent à la main :
Une carte, un bonbon, une poupée de laine…
Je te revois aussi, débordante d’allégresse,
Lorsque c’est toi qui venais chez nous,
Partager quelques heures en notre compagnie.
Même lorsque nous étions loin,
Tu n’oubliais jamais d’envoyer à chacun,
La carte d’anniversaire, de fête ou de Noël.
Tu nous as fait don, au long des jours, depuis toujours
De tes pensées et de tes prières,
Autant que de ton sourire, et même de ton rire.

Aux portes de cette absence soudaine,
Le vide qui se creuse en nous, nous déchire.
Mais, malgré tout, j’aimerais te dire :
Au-delà de cette peine qui me pèse,
Aujourd’hui, tata, je suis heureuse !
Heureuse, non pas de te savoir « partie », non,
Mais heureuse, ô combien, de te savoir « arrivée » !

Véro.

 

 

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