Soeur Suzanne

 Sœur Suzanne Valentin

1919 – 2008

Suzanne est née à Esternay, dans la Marne, le 26 juin 1919.
Entrée au noviciat le 14 septembre 1951,
elle fait profession le 25 février 1954.
Envoyée 6 mois à Monthois, 2 ans à La Houillère,
elle fut ensuite 11 ans au service des évêques, avec Sœur Léontine.

Puis c’est à Nouzonville qu’elle se rend pendant 2 ans
et à Sedan où elle est chargée du dispensaire.
Quand elle avait des injections d’antibiotiques à effectuer, avec beaucoup de simplicité, elle savait faire signe à une autre sœur car elle présentait une allergie à ces produits.

 

4 ans après, de retour à la Maison Mère des Soeurs du Saint Enfant Jésus,
Sœur Suzanne est responsable de la lingerie
où elle nous a toujours reçues avec gentillesse.
Que de fois Madame Krein a eu recours à ses services
pour ôter une tâche ou repasser une pièce destinée à la vente missionnaire !

Minutieuse, active, consciencieuse, c’était son bonheur de repasser,
amidonner toutes sortes de broderies
qu’elle remettait à Sœur Jean Berchmans pour cette vente.

 

Elle parlait peu et travaillait assidûment, toujours disponible à écouter
quand on avait besoin d’un renseignement,
toujours prête à rendre le service qu’on lui demandait.
C’était une sœur « dont on ne disait rien ».

Musicienne, elle avait appris à jouer du violon et s’en souvenait toujours avec plaisir.
Le dimanche après-midi, elle aimait aussi jouer de la flûte avec Sœur Marie Thérèse.

    

Excellente chanteuse, elle aidait les autres à apprendre de nouveaux chants
et entraînait, de tout son cœur, à chanter l’office.

Son égalité d’humeur en faisait une compagne facile, agréable.
Combien de promenades n’a-t-elle pas faites dans le jardin avec Sœur Paule !
Que de gentillesse avec ceux qui avaient besoin !
Attentive, elle savait écouter et apaiser, si besoin, les petits conflits.

Assez originale, elle avait de fines réflexions et de l’humour et mimait avec talent
quand l’occasion se présentait. Elle nous faisait bien rire…

    

Quand nous avons été contraintes à l’hospitaliser à Roederer en 2004,
nous ne l’avons jamais entendu se plaindre.

Béni sois-tu Seigneur pour le témoignage reçu de Sœur Suzanne
durant ces longues années de vie inactive.
Pacifiée, elle était pacifiante pour qui la visitait.

Que d’éloges reçus du personnel soignant !
Sa gentillesse, son sourire, son abandon, c’était, pour elle,
vivre la simplicité des Sœurs du Saint Enfant Jésus.

Elle garda son humour jusqu’au bout.
Je me souviens du jour où, lui parlant du bonheur du ciel,
elle me dit : « Tu y as été, toi ? ».

Malgré la baisse de ses facultés mentales, elle restait bien présente,
participante, ne fut-ce que par bribes, dans les dernières semaines…

Devant elle, presque immobile sur son lit de malade,
tout en essayant de la distraire,
de l’éveiller au souvenir de ce qu’elle avait pu vivre, nous pensions :
« Un si long temps de vie qui n’est apparemment plus une vie, quel mystère !…
Et pourtant, c’est l’œuvre de Dieu qui s’accomplit…
pour nous, pour l’Eglise, pour le monde…

Béni sois-tu Seigneur !

 

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