Soeur Denise Michel

Sœur Denise Michel
(Sœur Léon)

1913- 2012

Sœur Denise est née le 3 septembre 1913
à Neuflize, village proche de Rethel.
Elle est la 3ème d’une de ces familles chrétiennes qui ont marqué les Ardennes.
Fière de ses origines, elle gardera toujours
la même ténacité.

Chez elle, le non sera « non ». Qui aurait pu la faire plier ?…

Elle a connu les guerres successives, de 1914-18 et de 1940.
Si la 1ère est vécue en famille, la seconde marquera le début de sa vie religieuse.

L’exemple des parents qui ne reculent devant rien
pour donner une formation chrétienne à leurs enfants
marquera fortement son enfance et son adolescence.
Les épreuves de la guerre de 1914 obligeront à vivre plusieurs années
dans un logement de fortune, aménagé dans la ferme.
En 1925 seulement, la famille retrouvera la maison d’habitation.

Ce sera bientôt le mariage (en 1928) de sa sœur Jeanne.
Une première séparation car l’éloignement, les maternités successives,
le travail de la ferme feront qu’il lui sera difficile de revenir à la « maison »
même pour les réunions des fêtes familiales.

Voici 1933 la retraite spirituelle et la décision de ne plus attendre
pour répondre à l’Appel de Jésus.
Si le premier attrait semblait l’orienter vers les petites Sœurs des Pauvres,
le désir manifesté par Mgr  Suhard de voir
la Congrégation du Saint Enfant Jésus s’étendre et même devenir romaine
semble ouvrir un autre chemin.
Après quelques hésitations, la route s’éclaire.
« Oui, c’est là que Dieu m’appelle. » C’est là le chemin.
Plus tard, elle découvrira la grande Famille lasallienne
où Sœurs et Frères œuvrent pour la Gloire du Saint Enfant Jésus
et l’évangélisation des jeunes.
Le désir de retourner à Lourdes la conduit à ne franchir
le seuil du noviciat que le 8 décembre.
Deux ans passent et toujours accompagnée
et soutenue par Mère Saint Isabelle,
elle est envoyée à Vireux. Et voici qu’en 1938,
la « paysanne jamais sortie de son trou »
comme elle se définit en ce temps-là,
fut envoyée toute seule à Paris pour les études d’infirmière.
Fortifiée par la confiance en la décision de la Supérieure
et bien décidée à rester en lien, elle est partie.

La responsable de l’hôpital saint Joseph,
les rencontres faites l’ont soutenue
et lui ont fait toucher du doigt que la Sainte Vierge
à qui elle s’était confiée, était bien là.
Elle le sentit surtout en juin 1940 lorsque,
ne pouvant avoir de communication avec la communauté de Reims,
il lui fallut quitter Paris.
Une seule gare était ouverte
et elle ne connaissait que le lieu à rejoindre : Mainsat.
Marie était là et mit sur sa route un réfugié de Charleville
pour lui indiquer la direction.
La surprise et la joie furent grandes
quand sa Supérieure et ses Sœurs la virent arriver.
Que de souvenirs !…
Bientôt on put envisager un possible retour à Reims
et aussitôt, réouverture de la clinique, la seule non occupée par l’armée,
d’où l’afflux des malades et des docteurs…
C’est en 1943 que sa santé l’oblige à quitter la clinique
et à accepter 2 années de convalescence à Maubert.
En 1946, elle peut être envoyée à Sedan.

Sœur Agnès (la reine du faubourg) l’accueillit avec toute son inexpérience
mais lui offrit de partager l’œuvre qui s’accomplissait dans ce quartier
où les Sœurs, dans la pauvreté du lieu, vivaient leur vocation apostolique.

Le temps passe et elle doit quitter Sedan pour Ay.
Passage difficile, nouvelle situation.
Ne pouvant faire naître les Cadettes de la Vierge,
c’est vers la Croisade eucharistique puis la JOC qu’elle s’orienta,
soutenue par l’Abbé Godard qui devint l’aumônier.

En 1961, elle retourne à Sedan ;
ce n’était plus le faubourg de Sœur Agnès !…
Mais de nouveaux liens se sont tissés.

En 1966, elle fut nommée à Nouzon, passage rapide d’une année
pour rejoindre ensuite la « rue Colette » de Mézières.
Mission délicate, car il fallait fermer cette communauté
pour se diriger vers un appartement proche de l’école :
nouvelle communauté, présence en école,
présence au dispensaire de la Couronne
avec des impossibilités pour rejoindre les jeunes.
Ce fut aussi le poids des événements de 1968 fortement ressentis avec départs, discussions, hésitations, recherches, tout cela portés dans la prière.
Impuissante, lui semblait-il, elle sollicita son changement…
Ce fut alors la Houillère où elle réalisa qu’elle ne retrouvait que la catéchèse.
Ce n’était plus les grands jeunes, ni les âmes vaillantes si nombreuses à Sedan.

En 1984, ce fut le retour à Reims.
Période où il fallait fermer la Maison de famille,
portant toutes les souffrances occasionnées par toutes ces fermetures,
(incomprises de l’entourage) et qui, pourtant,
sont le chemin d’un avenir possible.

Vient alors une nouvelle étape en Communauté à la Maison-Mère,
permettant encore la rencontre de personnes âgées
dans les visites d’amitié ou pour leur porter le Seigneur Eucharistie
avec le réconfort de la prière ensemble.

C’est le moment de vivre une Communauté plus grande.
La Saint Vierge est là. Elle lui fait confiance,
lui abandonnant tout pour qu’elle la guide
avec son Bon Ange vers le grand passage,
la rencontre avec son Dieu, sollicitant son pardon…

Chère Sœur Denise Michel,
voici qu’Il vous a appelée à entrer dans Sa Joie en ce 29 septembre,
Fête de Saint Michel. Pour nous, n’est-ce pas un clin d’œil du Seigneur ?
Qu’Il vous comble de Son amour miséricordieux.
Soyez maintenant notre intercesseur auprès de Lui.
Nous nous confions avec toute votre famille
à la Force de votre prière auprès de Marie, « votre maman »
comme vous aimiez l’appeler.

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