Soeur Marie-Madeleine Augée

 Soeur Marie-Madeleine Augée

(Sœur Lucie)
1922 – 2012

Sœur Marie-Madeleine est née le 23 janvier 1922,
dans une famille chrétienne de Mairy sur Marne,
dans le diocèse de Châlons.
Famille heureuse où les enfants s’éveillèrent à la vie
dans une belle fraternité.
Marie-Madeleine gardera toujours une « réelle connivence d’âme »
tout spécialement avec Anne-Marie, sa plus jeune sœur,
l’extériorisant souvent dans des partages à n’en plus finir…
Dans ce terrain où Dieu a vraiment sa place,
Jésus-Christ en choisit deux pour en faire un prêtre et une religieuse.

La formation reçue en famille se développera pour l’un, au séminaire,
pour l’autre à l’Institution Jeanne d’Arc de Reims.
C’est en classe de 5ème que Marie-Madeleine y fut reçue comme pensionnaire ;
c’était une élève studieuse et brillante.

Ce fut ensuite Chierry. Elle connut aussi l’exode à Evaux puis à Guéret.
Lorsqu’elle rentre à Reims, munie de son brevet,
elle enseigne un an en sixième-cinquième à Jeanne d’Arc.

L’heure de répondre à l’appel de Jésus était arrivée
et elle demande, en 1941, son entrée au Noviciat des Sœurs du Saint Enfant Jésus
et deviendra Sœur Sainte Lucie.
Elles sont 8 à répondre au même appel dont 4 de l’Institution.
L’année suivante, 16 postulantes se présenteront à la même porte.

Le noviciat fut pour elle, un temps fort.
Dynamique, douée manuellement, elle était un élément précieux
dans ce groupe accueillant l’Evangile,
guidé par le message reçu de Nicolas Roland.
Elle pourra alors partager la parole qui engagera toute sa vie avec Marie,
Notre Dame de la Confiance : « Ecce ancilla Domini » :
c’était à sa prise d’habit.

En 1943, elle est envoyée à Jeanne d’Arc de Reims
où elle retrouve le chemin d’enseignante
et participe à la vie des jeunes en internat, durant 4 années.
Proche des jeunes, accueillante, elle écoute, encourage,
perçoit les recherches de vocation.

Ce sera ensuite l’envoi à Paris pour des études vers la licence d’allemand,
ce qui occasionnera ensuite 2 séjours prolongés en Allemagne.

En 1949, elle retrouve la mission d’enseignante à Sainte Thérèse de Rethel
tandis qu’en 1951, nous la retrouvons à Jeanne d’Arc de Charleville
et c’est en 1956 qu’elle est envoyée à l’école du Sacré Cœur de Sedan.

Dix ans passent et elle rejoint le Collège rural de Maubert.
Elle y demeurera de longues années,
participant au passage de l’Institut familial ménager
à l’Institut rural Notre Dame
puis au Lycée technique agricole.

Les liens de recherche avec les Frères de Thillois soutiendront ce passage
et aussi celui à une direction laïque.

Elle demeure à Maubert après sa retraite professionnelle,

y garde les contacts avec ces grands jeunes qu’elle aime
et qu’elle cherche à soutenir par la catéchèse et de nombreux services.

Ce sera en 1998 qu’elle est rappelée à la Maison-Mère


où elle assurera un service à la lingerie.

En 2000, la santé la conduit à l’infirmerie :
des années d’impuissance…
la maladie fait son œuvre et conduit à un silence certain.
Mais son cœur demeure ouvert de plus en plus à ce grand mystère d’Incarnation,
source de la vie de Congrégation.

Jusqu’au bout, elle chantera le message :
« Verbe du Père, nous T’adorons »
et le vibrant « O Fils unique, nous Te bénissons »
retentira à l’Oratoire chaque jour.

Elle revivra le chemin de l’Enfance que Jésus a parcouru le premier :
dépendante, sollicitant aide et présence, elle poursuivra sa vocation.

N’a-t-elle pas, ainsi, appris à ses Sœurs,
le vrai chemin de l’accueil humble et confiant,
faisant découvrir petit à petit, à chacune
l’extrême besoin de recevoir l’Esprit de Jésus,
Esprit de bienveillance et de supplication
qui nous est offert par la simplicité reçue de Nicolas Roland.
Puissions-nous en toute circonstance, redire comme elle, la prière de Faustine…
Avec quelle ferveur, elle la relisait chaque soir, l’affirmant de tout cœur :
« Jésus, j’ai confiance en Toi. Oui, c’est vrai. J’ai Confiance en Toi. »

Sa Foi toujours vivante, même si elle demeurait obscure,
se révélait lumineuse dans l’instant présent lorsqu’elle lisait :

« Il est là », (dans le tabernacle)
ou lorsque l’hostie lui était présentée.
Seul son regard exprimait cette foi profonde et heureuse en l’Eucharistie.
Son désir se percevait alors.
Maintenant que Jésus se manifeste à elle en plénitude
« comme la Route vers le Père et la Porte du Royaume »,
demandons-lui qu’elle nous garde
dans la grâce d’une fidélité toujours plus courageuse
pour nous offrir et laisser Jésus agir.
Demeurons confiantes, patientes et suppliantes.

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