Suppression de la direction du ‘Cours Normal’

 

 Suppression de la direction du ‘Cours normal’ 

La vénérée Mère vit ses dernières années assombries.
En 1877, l’Académie décidée à enlever aux religieuses de l’Enfant Jésus
la direction du Cours Normal d’Institutrices,
dont elles étaient chargées depuis vingt ans, aurait voulu
donner pour raison la faiblesse des études.
Une Commission composée de M. l’Inspecteur d’Académie, M. l’Inspecteur primaire,
M. le Proviseur du Lycée, M. Senart-Colombier, M. Grenier et Mgr Tourneur, fut convoquée.

Les noms des jeunes filles à interroger furent tirés au sort.
Toutes les élèves désignées répondirent d’une façon très satisfaisante.
Adolphine Arluison, plus tard Sœur Saint-François de Sales,
deux heures durant « tint ces Messieurs suspendus à ses lèvres » (paroles textuelles de M.Senart).

Mais la lutte était engagée sur le terrain de l’instruction,
et l’ennemi ne voulait pas reculer.
En Octobre 1880, les élèves bour­sières furent appelées à l’Ecole Normale de Chalons ;
Le Cours Nor­mal de l’Enfant Jésus se trouva par le fait supprimé.

 

Dans sa prudence, la Communauté s’était empressée
d’adjoindre au pensionnat un Cours supérieur,
préparant aux brevets élémentaire et supérieur, qui fournit au Diocèse,
en même temps que des insti­tutrices chrétiennes,
des mères sages et dévouées, à la hauteur de leur tâche.

Trois ans plus tard, les Sœurs durent quitter les salles d’asile,
puis toutes les écoles communales de filles.
La Municipalité ne put s’abstenir de «rendre hommage
au dévouement des Institutrices de l’Enfant Jésus,
et au zèle qu’elles ont toujours déployé dans l’exercice de leurs fonctions »
(lettre du Maire de Reims à Mme la Supérieure de l’Enfant Jésus).
Leur habit et leur vocation religieuse étaient les seuls griefs qu’on eût contre elles.

Mme de Bohan se montra ferme et digne en ces pénibles circonstances,
et elle soutint ses Sœurs dans cette dure épreuve.
Citons seulement un passage de sa réponse à M. le Maire :
« Vous voudrez bien me permettre de faire toute réserve
sur le motif invoqué par le Conseil pour remplacer nos Sœurs.
Nous ne saurions croire que la loi ni les prescriptions du législateur
puissent être incompa­tibles avec nos devoirs religieux,
et nous restons convaincues que les enfants élevées par nos Sœurs, ne le céderont jamais,
ni en dévouement, ni en amour pour la patrie, aux enfants élevées dans les autres écoles ».

 

Sous l’inspiration de Mgr Langénieux, un comité de catholiques généreux fut formé
en vue de promouvoir la construction d’écoles libres et d’assurer leur fonctionnement.
Le lundi 3 octobre 1883, trois jours après leur expulsion des écoles communales,
les Sœurs prirent possession de nouveaux locaux, où .bon nombre des enfants les suivirent.

Les campagnes montrèrent aussi leur attachement à «leurs chères Sœurs»
et en plusieurs paroisses, des écoles libres furent fondées.

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