Connais-tu Nicolas Roland ?

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Jeu test

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Connais-tu Nicolas Roland – cercle A
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Jeu de l’Oie avec Nicolas Roland

Jeu de l’Oie avec Nicolas Roland

Vous pouvez télécharger ou imprimer la Règle du jeu :
Jeu oie N Roland questions
Et voici les réponses aux questions : Réponses Jeu oie N Roland

Vous pouvez télécharger
ces 2 parties du jeu pour imprimer
chaque partie
sur un carton
de Format A4 ou A3. Vous rapprochez
les 2 parties
et vous les collez…

Vous retrouvez
les images de ce jeu dans la B.D. ou sur le site : Vie de Nicolas Roland

En format pdf : Jeu oie Nicolas Roland gauche
En format pdf : Jeu oie Nicolas Roland droite
En format Word : Jeu oie Nicolas Roland gauche
En format Word :Jeu oie Nicolas Roland droite

Et maintenant, jouez bien avec Nicolas Roland…

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Une Famille

D’événements en événements,
Dieu élargit la Famille…

A Reims demeure Nicolas Roland
du 8 décembre 1642 au 27 avril 1678.
Il y vit, il y est, apôtre ardent.
De la Trinité, il reçoit « vie, mouvement, être ».

Jésus lui fait le don de la simplicité
et le feu de l’Amour – l’Esprit de Jésus – l’embrasera,


émerveillé du mystère de l’Incarnation,
porte de tous les autres mystères.

Nicolas Roland se met fidèlement
à l’école des grands maîtres de son  époque :

Bérulle,                                                                                           Olier.

Il confie le Don reçu à de jeunes femmes
qu’il consacre au Saint Enfant Jésus.

C’est dans la spiritualité « Ecole Française »
qu’il a découvert une source
qui va alimenter sa vie de chrétien,
fils de Dieu – prêtre – apôtre.

Il devient alors guide de vie spirituelle,
fondateur d’une communauté
qu’il confie à Jean Baptiste de la Salle.

La petite communauté est reconnue
« Congrégation du Saint Enfant Jésus »
grâce aux efforts de Saint Jean-Baptiste de la Salle.
Elle est orientée vers « les filles pauvres »
qu’il faut instruire.

Et, par ce chemin, la divine Providence
prépare Jean-Baptiste de la Salle
à fonder les frères, devant eux aussi,
« vivre ensemble et par association »
au service des  garçons pauvres à instruire.
La rencontre avec Nyel à Reims
provoque l’engagement
 et la spiritualité reçue de Nicolas Roland
va se communiquer par Jean-Baptiste de la Salle,
aux Frères des Ecoles Chrétiennes.

Le zèle apostolique
mais aussi les difficultés de relation dans les Eglises locales
vont conduire les frères à s’ouvrir
à toute le France puis à l’universel.
A Rome s’implantera « la maison Généralice ».

Mais le lieu Origine sera à Reims,
la « Maison de Nicolas Roland »
demeure point de départ où s’enracine l’arbre lasallien.
La porte du 48 rue du Barbâtre s’ouvrira aux pèlerins.
La crypte rassemblera pour la prière confiante et persévérante
d’une vie apostolique orientée spécialement vers les jeunes
« vécue ensemble et par association ».
L’Hôtel de La Cloche, maison de Jean-Baptiste de La Salle.

Ainsi au long de plus de 300 ans d’Histoire
se constituera la Famille lasallienne :
La Congrégation du Saint Enfant Jésus reconnue en 1678…
Les Frères des écoles chrétiennes en 1690…
Les Sœurs Guadaloupaines de La Salle en 1932…
Les Sœurs de La Salle du Vietnam en 1980…
Les Sœurs Servantes lasalliennes de Jésus en 1998

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Les Sœurs Servantes Lasalliennes de Jésus

La Communauté des Sœurs
Servantes Lasalliennes de Jésus

Port-de-Paix-Haïti

1. Historique et charisme

Les premières jeunes filles qui ont donné naissance
à la communauté des Servantes lasalliennes de Jésus
ont travaillé comme enseignantes pendant plusieurs années
à l’École Notre-Dame de Fatima,
dirigée par les Frères des Écoles Chrétiennes.
C’était pour elles une occasion favorable de découvrir progressivement
en saint Jean-Baptiste De La Salle,
le fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes,
un grand apôtre de l’amour de Dieu
auprès des enfants en situation de vulnérabilité.
Interpelées par cette découverte,
elles se sont engagées à vivre une expérience lasallienne
qui les a conduites à fonder la communauté
des Servantes lasalliennes de Jésus.

Cette communauté est une œuvre d’Église
située dans la paroisse Notre-Dame de Fatima, Port-de-Paix, Haïti.
Elle est totalement vouée à la promotion humaine et chrétienne
des enfants et des femmes défavorisés.
La vie entière des Sœurs repose sur la prière, la vie communautaire et l’apostolat.
Leurs champs d’action sont la santé, l’éducation et la catéchèse.
L’évêque du Diocèse de Port-de-Paix a reconnu leur existence le 23 janvier 1998.

Au service de l’Église et de la société,
les Servantes lasalliennes de Jésus collaborent
avec les autorités religieuses et civiles de leur milieu
afin de mieux répondre aux besoins de leurs frères et sœurs en difficulté
qui croisent leur chemin.

En vivant l’Évangile à la lumière de la spiritualité lasallienne,
elles manifestent la volonté d’apporter leur grain de sable
à la construction d’une société juste, solidaire, pacifique et fraternelle
où l’être humain est au centre de tout.
Dans un pays où l’instabilité politique, l’injustice sociale,
des catastrophes naturelles, la pauvreté chronique,
la malnutrition, l’analphabétisme,
la malaria, le SIDA, le choléra et autres fléaux sévissent,
les Servantes lasalliennes de Jésus considèrent leur contribution
comme mieux que rien.
Elles comptent sur la force de la prière, de la solidarité et de l’amitié
pour rendre effective leur mission auprès de ceux et celles qui en profitent.

Nous sommes, pour le moment, trois (3) Sœurs,
quatre (4) pré-novices et une dizaine de jeunes filles
qui cheminent avec la communauté.

La mission des Servantes lasalliennes de Jésus se matérialise en dirigeant :

A. Un orphelinat dénommé :

B. Une école primaire : École Marie-Consolatrice

Les professeurs de l’ École Marie-Consolatrice

C. Le dispensaire Marie-Consolatrice

D. Un groupe de femmes appelé « Les Amies de Marie. »

Prière des Servantes Lasalliennes de Jésus

Seigneur Jésus,
Tout passe mais toi, tu demeures
Tu es ‘‘ le chemin, la vérité et la vie’’.
Nous avons confiance en ton amour infini
Qui ne déçoit jamais.

Nous voulons librement et volontairement,
Dans un esprit de total abandon,
Confier à ton Cœur miséricordieux et bienveillant
Notre passé, nos projets d’avenir, notre volonté entière,
Notre cœur avec tout son amour et ses affections,
Ses faiblesses et ses peines,
Ses blessures passées et présentes,
Ses déceptions et ses humiliations,
Ses inquiétudes et ses peurs.

Souviens-toi, Seigneur,
Que nous sommes des êtres faibles et fragiles.
Ne regarde pas nos désobéissances et nos manquements.
Aie pitié de nous : sauve-nous.
Vois notre désir ardent et profond
De t’aimer et de vivre selon ta volonté.
Accorde-nous la grâce de vivre toujours en ta présence
Qui es une présence sainte, vivifiante, consolante, réconfortante ;
Une présence créatrice, miséricordieuse, formatrice et libératrice.
Qu’elle nous accompagne sans cesse.
Afin de pouvoir répondre à ton projet d’amour sur nous.

Nous voulons nous unir
Pour  t’aimer  et te servir dans les enfants victimes de la pauvreté.
Toi seul connais nos misères et nos difficultés.
Quand nous sommes seules et fatiguées,
Envoie-nous la force de ton Esprit Saint
Pour nous refaire et nous réconforter
Dans notre corps, notre esprit et notre âme.
Quand tout nous semble noir et obscur
Accorde-nous ta lumière de discernement,
Qu’elle guide nos pas et oriente nos pensées et nos actions.

Seigneur, tu es tout pour nous,
Hors de toi, rien n’a plus de valeur.
Le secret de notre bonheur en ce monde
Se trouve en toi.
C’est pour toi et à cause de toi seulement
Que nous prenons le risque
De nous engager dans cette aventure.
Nous t’en prions, Seigneur,
Accepte notre petite générosité.
Ne nous abandonne pas.
Prends tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes
Pour ton service auprès des enfants démunis.
Amen.

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È possibile?

Pregare oggi,


è possibile ?

 è utile ?

 

A cosa può servire al giorno d’oggi, in «questi tempi privi del calore dell’amore» in cui ognuno presenta incertezze, sofferenza, paura  o inquietudine, solitudine e paura di morire ?

Probabilmente, dirai : Pregare, non so !…

                                        Pregare, non so più…

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Se vuoi saperlo, se lo desideri, ascolta…

«Egli è per voi, la più sicura delle guide» :
Così diceva il papa Giovanni Paolo II, a Roma, il 16 ottobre 1994, al momento della beatificazione di Nicolas Roland (1642- 1678).


Questo giovane sacerdote, canonico della Cattedrale di Reims,
amico e consigliere di S. Giovanni Battista de la Salle,
fondatore della congregazione delle Suore  du Saint Enfant Jésus…
Questo giovane di famiglia borghese, colta, aperta alle nuove idee, avrebbe
potuto intraprendere la strada del successo, del potere, del prestigio…
Ma una Chiamata gli ha aperto un altro orizzonte, un’altra via in cui egli si è impegnato fortemente. In questo mondo in cui regnano la povertà e la miseria, l’incertezza e la paura, nel momento in cui i Grandi dominavano e i piccoli dovevano tacere… egli ha trovato la via del Signore, via aperta alla preghiera e dalla preghiera…
Egli l’ha proposta a tutti : giovani, adulti, bambini, sacerdoti…
Li ha trascinati al suo seguito…
Ha scoperto che «Dio ha talmente amato il mondo che ha donato suo Figlio»
per insegnarci a parlare con Lui come figli e a parlare tra noi come fratelli.

Questa preghiera ci è stata donata in Cristo, con Cristo e in Cristo…
Questo cammino è quello della vita «quotidiana»,
della vita «di incontri», della vita di «Relazione»

Nicolas Roland ti dice :

in questa quotidianità che è probabilmente la tua, ancora oggi,
Ascolta il tuo cuore…
Scopri una Presenza più reale di quella visibile che cattura il
tuo sguardo e ti attira completamente…

 

 

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Chemins de prière

Nicolas Roland a découvert le grand Amour de Dieu pour chacun de nous.
Si tu veux, toi aussi le découvrir, écoute… émerveille-toi… aime… fais confiance…
Voici à ta disposition diverses manières de prier : Prières d’adoration et de louange,
Prières de merci, Prières d’Offrande, Prières de demande, Prières de pardon,
Prières avec l’année liturgique, Diaporamas liturgiques, Prières par mois,
Prières avec les Saints et les témoins…

5 Chemins de prière 

Avec l’année liturgique

Diaporamas liturgiques

Par mois 

Télécharger les fiches de prière

Prier avec les saints et les témoins

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Clin d’œil

Voici la liste de chaque « Clin d’oeil » !

Une bougie vous parle

Les 4 bougies

La Vie… La Vie… (l’âne)

La Vie de Mère Térésa

La leçon du papillon

La fleur et le papillon

Fleur de l’Honnetete

Les trois passoires

La petite grenouille

La cruche fissurée

La légende du pot félé

Les jeux olympiques du cœur

Dieu compte sur toi

Une leçon des oies

Les 2 loups

10 questions  

Pas croyable !

Le repos

Petites Béatitudes de Joseph Folliet

Un sourire

Le Rire

Histoire philosophique

Peuples solidaires

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A la suite de N. Roland

Après sa mort, l’oeuvre de Nicolas Roland continue :

Après Nicolas Roland : Jean-Baptiste de la Salle…
Rencontre de M Nyel…
Fondation d’écoles
Epreuves du jansénisme… 
Epreuve de la Révolution…
Existence légale retrouvée
Nouvel essor
Reconstruction – Expansion
Suppression de la direction du ‘Cours normal’
Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat
Guerre de 1914 – Exode
Nouvelle reconstruction
1924 : Retour à la Maison Mère à Reims

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26 mars 1912 – 2012 : Centenaire de Sœur Marguerite Mauprivez


C’était le 26 mars 1912.
La joie de l’Annonciation remplissait encore les cœurs
lorsque la petite famille accueillait Marguerite.
Ils étaient là avec leurs 9, 8 et 2 ans !
Marie-Louise, René et Paul recevaient une petite sœur.

Le baptême fut fixé au jour de Pâques. Quelle nouvelle grâce !
La famille réunie fête alors la naissance de l’enfant de Dieu
qui reçoit en cadeau, non pas 20 ou 50 ans mais
100 ans pour grandir et s’épanouir.
(Qui aurait cru !… mais le fait est là !)

  Après les premiers pas dans la paix familiale,
commence un temps de guerre.
1914, Papa est mobilisé, il faut partir.
Aussi grands parents et famille se réfugient à Poilly, proche de Ville en Tardenois.
La maison est grande, un certain état major français y stationne, c’est une protection. Lorsque grand père quitte cette terre, l’officier présent à notre peine rassure la famille : « Ne vous inquiétez pas… Partez.
Une maison à Chatillon sur Indre vous accueillera ».
En effet, bien accueillis, nous y resterons un certain temps qui parut bien long.

Cela d’ailleurs ne s’est pas fait sans difficultés…Quelle épopée !
Partir au moment de la bataille de la Marne, sans moyen de locomotion,
n’ayant qu’une brouette pour la grand-mère paralysée !…
Arrivés enfin à Dormans où le train attendait,
nous avons pris, tant bien que mal, tous les bagages, fiers de soulager maman
qui s’occupait de grand-mère et c’est le départ vers l’inconnu !

Ce voyage laissera bien des souvenirs douloureux :
ainsi longer l’Eglise, voir tous ces anglais couchés dans l’herbe
est une image qui ne peut s’effacer dans le cœur des enfants que nous étions.

Cette longue période sera marquée par le retour de papa militaire
retrouvant tout son petit monde. C’était en 1918, la guerre se terminait.

Mais il a fallu attendre 1920 pour regagner le pays et que la vie reprenne à Reims.
Nous avons trouvé la maison complètement détruite.
Papa est allé travailler comme boucher au Goulet-Turpin,
ce qui lui a permis de retrouver un logement pour nous tous.

 En famille, la prière était quotidienne, la messe du dimanche obligatoire
et même si grand père ne pratiquait pas,
il s’assurait que nous étions bien partis à l’heure à ce rendez-vous.

Quant à notre père, il allait fidèlement chaque matin
« servir la messe » comme on disait !…
La messe de 6 heures lui permettait d’ouvrir dès 7 heures le magasin.

Durant cette période, notre sœur ainée est allée à Bezannes
pour s’occuper des grands parents maternels.
Aussi chaque dimanche, nous voyions arriver la voiture à cheval
et c’était la joie d’un petit voyage… et de se retrouver en famille…

Ambiance chrétienne, climat paisible d’une famille, école publique,
présence au catéchisme conduisent l’enfant que j’étais, à la première communion.
Ce fut un premier vendredi du mois, en l’Eglise sainte Geneviève,
suivie quelques années après, par la fête de la Communion solennelle.

L’année 1923, celle de mes 11 ans fut marquée par un moment inoubliable…
La Consécration à la Sainte Vierge m’a si fortement marquée
que je me vois toujours imprégnée d’un profond élan de joie profonde,
de paix et de certitude.
Cette grâce lumineuse s’est développée tranquillement
tout au long de ma scolarité à Jeanne d’Arc,
soutenue par le groupe d’Enfants de Marie.

Cette remise de ma vie à Marie a été sûrement soutenue
par la fidélité de papa au chapelet :
il ne quittait pas la poche de sa pèlerine
et j’allais souvent dire « une dizaine » avec lui.
C’était sa prière… tertiaire de saint François avec maman,
tous deux ont été formés à l’école des sœurs du Saint Enfant Jésus.
Ils puisaient dans cette vie de prière leur force et leur patience chrétiennes.

 La générosité de nos parents et grands parents a marqué notre jeunesse.
Je me souviens du partage des fruits et légumes avec les frères de l’école.
La visite des « petites sœurs des pauvres » était attendue tous les lundis.

De 1924 à 1928, je fréquente l’école des sœurs de Jeanne d’Arc.
Période marquée par une chute et la fracture de la jambe :
3 mois sans école mais Suzanne, compagne de classe
me remettait chaque soir les devoirs de la journée.

Une retraite à Jeanne d’Arc, la rencontre des prêtres, la messe quotidienne
m’ont conduite à l’orientation de ma vie et à une décision ferme.

 Me voici en 1932, demandant l’entrée au noviciat des Sœurs du Saint Enfant Jésus.
Sœur sainte Isabelle et Sœur saint Alfred
nous accueillaient et accompagnaient notre formation.

Le 15 septembre 1933, c’est la joie de la prise d’habit.

 

Deux ans de noviciat et ce sont les premiers vœux.
Je devenais Sœur de l’Enfant Jésus « pour servir ».
Le désir de ce service humble du Seigneur
s’était inscrit dans ma vie depuis ma Consécration à la Sainte Vierge.

A ce moment, je n’avais pas de diplôme
mais je savais que dans la Congrégation,
il y avait bien des services à remplir.
J’entrais donc en confiance.

Cependant un jour, le doute survint : ne fallait-il pas quitter ce lieu ?
Je communiquais ma question au prêtre accompagnateur.
La netteté de sa réponse : « Faites votre malle. Je vous reconduis. »
m’a fait apparaître clairement le réel et la tentation disparut immédiatement.
C’est un souvenir mais aussi une action de grâces car je suis encore là.

Les premiers vœux ont été prononcés et reçus en 1934 durant la messe,
tôt le matin, dès 6 heures, sans présence extérieure :
c’était le temps des lois laïques.
La Congrégation enseignante ne pouvait plus être reconnue officiellement.
Le service des malades permettaient de demeurer à la Maison-Mère
alors que les classes durent évacuer…
Temps d’obscurité et d’inquiétude
mais de fidélité inventive et courageuse pour toutes.

 

En 1936, je fus envoyée à Paris avec Sœur Vincent de Paul.
Monseigneur Verdier avait créé à l’hôpital Saint Joseph une section d’infirmière
pour les religieuses non acceptées dans les écoles d’état.
1938, le diplôme d’infirmière en poche,
c’est le retour à Reims bien reconnaissante à Mère Inchelin
qui a assuré une solide protection « aux internés du dimanche ».
La clinique de Reims m’accueille.
Envoyée bientôt à l’hôpital de Nouzonville,
il fallut revenir à Reims comme infirmière à l’hôpital militaire.

 Lorsque Reims est évacué, nous sommes parties vers Auxerre puis Aurillac.
Le retour à Reims eut lieu en juin 1940.
C’est à la clinique que je vais à nouveau rencontrer les malades jusqu’en mai 1942.
Arrêtée par la maladie, je demeure à l’infirmerie.

 En 1947, je suis envoyée à Nouzonville et y demeure jusqu’en 1953,
date à laquelle je rejoins la Communauté de la Rue Colette à Mézières.

Le travail à la maison, les piqures au dispensaire seront les occupations journalières.
Ma santé est fragile, il faut en tenir compte malgré mon désir de servir plus activement. Situation toujours difficile, sachant que souvent les impuissances sont une charge
pour l’entourage. Vouloir servir reste toujours mon désir
mais les moyens sont de plus en plus restreints
et le repos de plus en plus nécessaire.
Chemin difficile que guettent le découragement et le regret.

 

C’est en 1967 que je découvre la Houillère et assure la permanence
du dispensaire, avant d’être envoyée au dispensaire de Sedan,
rue des Fausses Braies et au petit centre ouvert dans la ZUP et cela jusqu’en 1998.

La fermeture de la Communauté de Sedan provoque la dispersion des Sœurs.
Et me voici revenue définitivement à la Maison-Mère en 1998.

Une chute malencontreuse, le genou fracturé me conduisent à l’infirmerie.
Dans la grande Communauté de Reims, peu à peu, je trouve ma place et l’office, l’Eucharistie, les rencontres communautaires vont remplir mes journées.
Servir par la prière est l’œuvre de chaque jour.
Tous les jours, cette prière porte auprès du Seigneur les malades que je connais…
tous les malades, tous ceux qui sont dans le besoin et toute ma famille.

Jour après jour, traversant les moments difficiles,
les périodes de maladie et d’impuissance,
les temps longs de repos ou de moindre activité :
me voici « centenaire ».
 

Le Seigneur m’a donné cent ans pour épanouir la formation reçue en famille,
forte de l’exemple des parents et émerveillée de la famille
qui s’est si largement développée.

Dans mon cœur demeure la parole qui éclaire toujours ma route :
« Ecce, Fiat, Magnificat ! »

 

Elle a éclairé ma profession perpétuelle,
elle me conduit toujours vers Jésus
et vers Nicolas Roland que j’ai toujours prié de toutes mes forces.

Et voici ma prière journalière :

Jésus, je vous donne mes yeux, mes oreilles, ma mémoire,
mes jambes, mon entendement, ma volonté, ma confiance.
C’est Vous qui m’avez tout donné. Je vous remets tout.
Donnez-moi seulement votre Amour et votre grâce.
O Marie conçue sans péché, priez pour nous…

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